Chroniques Martiennes

1er janvier 2030 : une fusée s’envole pour Mars, ouvrant ainsi l’ère de la colonisation de la planète rouge. Dérivation s’empare du récit de Ray Bradbury, qui nous invite à suivre sur un ton dramatique, acerbe, ou humoristique, l’arrivée houleuse des vagues de colons, les conséquences funestes de leur installation et la disparition des martiens. Des instantanés,tirés au hasard d’une fresque.

Nous plongerons entièrement dans des univers martiens, suivant des personnages incarnés – êtres dorés aux yeux jaunes, robots qui déraillent et familles de Terriens qui atterrissent dans un nouvel Eldorado au milieu de nulle part -… Les trois comédiens se glisseront dans une multitude de peaux pour nous faire vivre ces Chroniques. Ce que Ray Bradbury propose, c’est de se confronter aux valeurs si différentes de chacun de ses personnages, qui se révèlent lorsqu’ils vivent des situations critiques : conflits, pertes, solitudes, peurs, rencontres importunes… Voici exposé, tout en finesse, le grand dilemme du vivre ensemble. Et si Mars est évidemment pleine de surprises et propice à se laisser rêver, on n’en réchappe pas : c’est bien sur la Terre et ses Terriens qu’il regarde, juge, provoque, interpelle.

Adaptation de l’oeuvre originale: Edouard Signolet
Mise en scène: Sofia Betz
Scénographie et costumes : Sarah de Battice
Musique: Lionel Vancauwenberge
Lumière: Ludovic Wautier
Mouvement et chorégraphie: Louise Baduel
Comédiens: Laurie Degand, Fabien Magry et Julien Rombaux
Assistante à la mise en scène : Hyuna Noben
Assistanat et production: Floriane Palumbo

infos résidences et création : Floriane Palumbo

Jean de la Lune

Jean, le seul habitant de la Lune, s’ennuie un peu. Perché tout là-haut dans le ciel, il voudrait bien descendre sur Terre pour s’y amuser avec les Terriens.
Une comète passe soudain à sa portée : il s’en saisit et hop ! le voilà sur notre planète.

Mais rien ne s’y passe comme il l’imaginait.
Son arrivée déclenche une véritable panique ; soldats et policiers le capturent et le jettent en prison. Comment Jean de la Lune parviendra-t-il à se sortir de là ?

Jean de la Lune de Tomi Ungerer nous a séduit d’abord par sa dimension poétique. Par son art du dépouillement et du contraste. Par ce personnage semblable à un enfant : naïf, pur, plein de bonté et de générosité et qui voit le monde avec un regard neuf et optimiste. C’est d’ailleurs principalement les enfants qui seront ses alliés dans l’histoire. Ceux-ci n’arrivent plus à s’endormir parce qu’ils ne voient plus Jean de la Lune quand ils regardent le ciel.

Son second allié, c’est le professeur Ekla des ombres. Un personnage marginal, à part de la société, qui ne voit pas Jean de la Lune comme un envahisseur ni comme un objet scientifique, mais avant tout comme une personne.

Tout comme E.T., le film de Steven Spielberg sortie seize ans plus tard, Jean de la Lune nous met face à la présence d’un extra-terrestre sur Terre et les réactions de chacun, la vision du monde par rapport à cette présence étrangère et inconnue.

Les thématiques sous-jacentes à cette histoire sont à l’image de ce bonhomme atypique, innocent, et de l’univers des enfants :  l’importance de la beauté et du rêve dans la vie, des valeurs comme l’amitié, la liberté et la tolérance. L’importance de garder ses rêves d’enfants et son imaginaire une fois que l’on devient adulte.

Les questions sont posées en début de récit : Qu’est-ce que l’amitié ? D’où viennent les adultes ? … Et peu à peu, par le chemin parcouru par Jean de la Lune, on découvre la beauté des réponses. 

Adaptation de l’oeuvre originale: écriture collective
Mise en scène: Sofia Betz
Scénographie et costumes : Sarah de Battice
Comédiens: Maya Lombard et Pierre Gervais
Musique: Lionel Vancauwenberge et Daniel Offermann
Lumière: Ludovic Wautier
Assistanat et production: Floriane Palumbo
infos résidences et création : Floriane Palumbo